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19/10 à 4h : les "fous" sont lâchés |
Ils se sont élancés avant même que l’aurore ne
pointe le bout de son nez, ce matin (à 4 heures), du stade
Langevin à Saint-Joseph. Environ 2200 “grands raiders”
ont décidé de défier toutes les difficultés du parcours
en faisant tous le même rêve : rejoindre le stade de la
Redoute. Sauf que, ce soir à Saint-Denis, un seul (en
principe) franchira en vainqueur la ligne d’arrivée.
En courant, en trottinant, en marchant et parfois en
claudiquant, 2738 concurrents (2255 hommes, 482 femmes et 1
chien !), essaieront d’arriver le plus vite possible à Saint-Denis.
Les plus rapides atteindront leur but le soir même du
départ après avoir galopé 15 heures (ou +) d’affilée. Les
moins rapides, mais certainement pas les moins méritants,
auront jusqu’à dimanche 16 heures pour rallier le
chef-lieu. Ils auront alors bouclé 60 heures d’épreuves.
Ce sont en fait trois courses qui sont incluses dans la compétition :
- le Grand Raid en lui-même disputé par 2220
concurrents (1944 hommes, 274 femmes et 1 chien).
- le Semi Raid ralliant Langevin, Saint-Joseph à
Cilaos (64 kilomètres), où participeront 251 compétiteurs (164 hommes et 87 femmes)
- le Mini Raid (25 kilomètres) allant de Langevin,
Saint-Joseph au volcan (25 kilomètres) où participeront
251 concurrents (147 hommes et 124 femmes). Les deux plus
jeunes compétiteurs sont une petite fille et un petit
garçon de 12 ans. Les deux plus âgés sont une femme de 67 ans et un homme de 72 ans.
Avant course : tour d’horizon des principaux favoris, avec
Hervé Colin (journaliste du JIR)
Thierry Técher (dossard 1500)
Co-vainqueur l’an dernier (avec Gilles Diehl), il
est forcément à placer sur la première ligne des favoris.
Il est apparu confiant et décontracté avant le départ,
même si une grosse énergie et une formidable envie
bouillonnent en lui. A priori, il ne devrait pas apparaître
très tôt aux avants postes car il a annoncé “une course d’attente” pour observer ses rivaux.
Cléo Libelle (1492)
Vainqueur en 1998 et 99, le Possessionnais avait été
contraint à l’abandon l’année dernière à cause d’une
angine. Il a quelques revanches à prendre et pense très
fort à un troisième succès. Plutôt “diesel” que “Formule
1”, lui non plus ne s’élancera pas tambour battant dans
la bagarre. Prudent ou cachottier, il annonce viser “une place dans les dix”.
Yvon Libelle (1493)
Le cousin de Cléo n’a pas encore connu l’honneur
suprême. Régulièrement dans le peloton de tête depuis
plusieurs années (avec une troisième place en 1999), il
semble avoir cette fois minutieusement préparé son
affaire. Il a évité de trop courir ces derniers mois pour
arriver avec l’état de fraîcheur nécessaire au départ.
Comme Cléo, il peut bénéficier d’une “course d’équipe” entre les Libelle.
Eddy Myrtal (828)
Dauphin de Cléo Libelle il y a deux ans, il était
parti très vite l’année dernière (premier à la Mare à
Boue) avant de rétrograder pour finir sixième. Si on l’a
plusieurs fois vu sur les pistes ces derniers mois (Trans-Sainte-Marienne,
Boucle de la Roche écrite), il semble ne jamais avoir
puisé dans ses réserves. Sauf accident, il sera un “sérieux client”.
Charles-André Fontaine (2028)
Troisième l’année dernière, il avait longtemps
fait figure de possible vainqueur pour finalement terminer
à un peu plus de douze minutes des premiers. Cette fois, il
semble posséder la maturité et l’ambition nécessaires aux rêves de grandeur.
Benoît Laval (4)
Quatrième de la dernière arrivée sur la Redoute
(cinquième l’année d’avant), il est l’un de ceux qui
possèdent les qualités nécessaires pour réussir l’exploit
même s’il estime que boucler un Grand Raid est “toujours
du domaine du miracle” et qu’il avait affirmé “plus
jamais ça” sur la ligne l’an passé.
Jacky Murat (1498)
Même s’il n’a jamais gagné ce Grand Raid, même
si le poids des années commence à se faire sentir, il est
difficile d’exclure l’emblématique Jacky de la liste
des outsiders. Habitué à souffrir sur les sentiers et
jouissant d’une parfaite connaissance de son physique, il
peut encore (comme l’an dernier avec sa septième place) en surprendre plus d’un.
Patrick Maffre (6)
Même constat que Murat sur la charge des années avec
une petite différence, lui a déjà gagné (à trois
reprises en 1992, 93 et 97) cette grande traversée.
Perturbé par des blessures ces dernières années, il avait
jeté l’éponge au Piton Textor en 2000 mais reste une
valeur sûre si les pépins le laissent tranquille.
Gilbert Damour (641)
Considéré comme le “fou-fou” du peloton,
spécialiste des envolées spectaculaires comme il y a deux
ans, il s’est préparé dans la plus grande intimité. S’il
a réussi à dompter ses pulsions et à apprendre les
secrets du Grand Raid, il sera mieux qu’un outsider. Dès ce soir...?
Markus Thalmann (2261)
Meilleur coureur étranger l’an dernier avec sa
onzième place sur la ligne, il se mettra sans doute en
évidence dans la première partie.
En 2000, il était passé en tête au premier pointage
(stade de la Crête) avant de rétrograder pour terminer à plus de deux heures de Técher.
Christophe Huet (2297), Cyril Montegu (79), Pascal
Parny (569), Fabrice Pignolet (1494), Marcel
Peronnet (2310), vainqueur du Tchimbé Raid en Martinique,
Christophe Jacquerod (5), le champion suisse, et Vincent
Delebarre (1531), vainqueur de la course des Templiers en
2000, complètent le peloton de ceux qui termineront aux places d’honneur.
La course féminine sera, selon toute vraisemblance,
dominée par Corinne Favre (2390), victorieuse ces trois dernières années.
L’Éthiopienne Emebet Gebre (1218), vainqueur à la Cimasa
Run il y a peu, pourrait cependant la perturber un peu, de
même que Marguerite Hoarau (1471), deuxième féminine l’an
dernier, Béatrice janvier (2183), première du Défi des
Mornes en Martinique, et Marie-Chantal Emonides (2183),
victorieuse des 100 km mixtes de la Martinique.
A noter que Danièle Séroc (5163) s’alignera sur le
Semi-Raid avec de sérieuses chances de s’imposer à Cilaos.
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| Pascal
Parny et Corinne Favre haut la main |
Fatigué, vanné, épuisé mais heureux. Pascal Parny a réalisé hier
le rêve qu’il avait depuis des années : il gagné le
Grand Raid en 16 heures 1 mn. Au passage, il pulvérise le
précédent record de l’épreuve qui était de 16 heures
45 mn. Comme l’ensemble des 2738 concurrents, il s’est
élancé de Langevin à 4 heures pile vendredi. Il est
arrivé à Saint-Denis le soir-même à 20 heures !!.
Charles André Fontaine termine à la deuxième place en 16
heures 13 mn, soit à 12 mn du premier. En milieu de
soirée, 3 coureurs, dont Cléo Libelle et Jacky Murat,
étaient à la lutte pour la troisième place. Ils se
trouvaient à environ une heure 30 mn du vainqueur.
Chez les féminines, Corinne Favre a réitéré son exploit
de l’an dernier en emportant haut la main la compétition. |
| Pascal
Parny en tête à Grand Ilet |
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En tête depuis Foc-Foc au Volcan, Pascal Parny a
pointé en premier à Grand Ilet. Charles Fontaine est
arrivé en deuxième position suivi de Cléo Libelle et l’incontournable
Jacky Murat. Benoît Laval longtemps second a finalement
abandonné à Marla dans le cirque de Mafate. Avant lui
Thierry Técher, vainqueur de l’édition 2000, et Yvon
Libelle avaient déjà renoncé.
Dès le départ de la course, les premiers ont été en
avance par rapport aux temps de l’année dernière. Pascal
Parny a en effet pointé à Grand Ilet à 15h30, soit plus
de 20 mn d’avance sur le temps de l’édition 2001. A
noter que Charles Fontaine avait 15 mn de retard sur le
premier à Grand Ilet. Les coureurs attaquent maintenant la
montée vers la Roche Écrite, dernière étape avant la
descente finale vers Saint-Denis. Les premiers devraient y
arriver vers 20 heures. Les moins rapides, mais certainement
pas les moins méritants, ont jusqu’à dimanche 16 heures
pour rallier le Chef Lieu. |
| En
tête dès le volcan |
Pascal
Parny avait pris la direction de la course dès le pointage
de Foc-Foc au volcan. On attendait Thierry Techer, l’un
des deux vainqueurs de l’année dernière, Cléo Libelle
ou encore Benoît Laval, qui était parti très fort de
Langevin, et ce fut donc Parny quelques minutes après 7
heures. Et de quelle manière. Non seulement il pointait en
tête, mais en plus il le faisait avec 40 mn d’avance par
rapport au temps de l’édition 2000. Le ton, ou plutôt le
train, était donné. Les concurrents ne cesseront plus de
faire mieux que l’année dernière. |
| Les
favoris en bavent |
| Au pointage de Cilaos,
les premiers, Pascal Parny, Cléo Libelle, Jacky Murat et
les autres, avaient pas moins d’une heure d’avance
comparé à la précédente édition. À Grand Ilet, les
choses achevaient de se décanter. Pascal Parny devançait
le temps de 2000 d’au moins 30 mn et Charles Fontaine de
15 mn. Cléo Libelle était déjà loin derrière. Mais en
même temps que cette performance remarquable prenaient
corps des "drames" (toutes proportions gardées
évidemment) se nouaient dans la course. Thierry Techer
victime de crampes sévères peu avant le volcan, prenait un
sérieux coup au moral. Après s’être fait masser, il
reprenait la course. Le cœur n’y était visiblement plus.
Il abandonnait à Mare à Boue, avant d'attaquer la montée
du Piton des Neiges. Yvon Libelle, cousin de Cléo et
comptant parmi les favoris, avait pour sa part lâché prise
dès le premier pointage à la Crête. Patrick Maffre et
Benoît Laval quittaient la compétition avant d’arriver
à Grand Ilet. |
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