| Edition 2002 |
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Cette année l’arrivée de l’épreuve a été jugée au gîte et non sur le toit de la Réunion : le
mauvais temps persistant sur l’île a en effet, incité les organisateurs à ramener le parcours de 13,6 km à 10 km.
Une distance réduite qui a facilité la “balade” des frères Grondin. Mais, si l’année dernière Jean-Pierre a pris
le meilleur sur Benoît à une centaine de mètres du “finish”, hier c’est l’inverse qui s’est produit.
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Avec une pluie dense et sans discontinuité toute le journée de samedi, un parcours boueux, glissant
donc dangereux, et une voûte nuageuse dense et basse, empêchant la mise en place du ravaitaillement par hélicoptère jusqu’à hier
matin 7h00, tous les ingrédients étaient réunis pour un report de la quatorzième édition du cross du Piton des Neiges. “Nous avons repoussé notre décision à
ce matin (ndlr : hier matin), si l’hélico n’avait pas pu décoller et transporter l’alimentation et l’assistance médicale
aux points de ravitaillement réglementaires, nous aurions tout simplement annuler. On ne doit pas jouer avec la santé et
la sécurité des athlètes et des bénévoles”, expliquait Fernand Payet, de la Maison de la montagne. C’est pour cette seule raison
d’ailleurs que l’organisation décidait dès samedi après-midi de juger l’arrivée de la course au gîte (situé à 3,6 km du sommet) si celle-ci était
maintenue le lendemain. C’est ce scénario qui a prévalu hier. Et c’est à huit heures (au lieu de sept) que les 160 participants - sur 220 inscrits - ont
commencé la montée d’abord vers Bras-Sec, puis vers le gîte
DEUX SECONDES D’ÉCART
Cette fois encore, il n’y a pas eu de suspense. Moins d’un kilomètre après l’entame du sentier, Jean-Pierre Grondin, 24 ans, vainqueur de l'édition 2001, et son frère Benoît, 30 ans, tenant du trophée de 1998, 1999 et 2000, se
détachaient. “Je reconnais que nous sommes partis sur des bases élevées”, déclarait l’aîné de la famille Grondin.
Les deux Mafatais d’Aurère “sans s’être concertés au préalable” maintenaient l’allure. Les bénévoles présents sur le parcours se demandaient à cet instant quel final avait prévu le duo. “Je répète que c’est
le hasard qui fait qu’on se retrouve à chaque fois en tête de cette course. Au départ, nous savons que c’est chacun pour soi et que le meilleur gagne”. Le meilleur hier, c’était Benoît (1h16’11) et pour la quatrième fois en cinq ans. “J’ai fait la
différence à une centaine de mètres de l’arrivée. Et sans aucun esprit de revanche”, indiquait le Mafatais. “L’essentiel est que le trophée reste dans la famille”, reprenait Jean-Pierre (1h16’13). Ni Yoland Maillot (1h19’19), quatrième au scratch,
également de l’association possessionnaise, ni le troisième (1h18’49’’), n’essayaient de compliquer cette concurrence fraternelle. “C’est ma première course de la saison. Ce n’est pas facile de tout de suite trouver ses repères sur un parcours aussi court et
difficile. Jusqu’à ce matin, je pensais avoir une chance à partir du gîte, mais le temps a modifié les données du cross du Piton des Neiges”. Vraiment un sale temps !
ORGANISATION
Malgré les contretemps dûs aux conditions météorologiques détestables et la décision tardive de maintenir la course, Bernard Maillot et le service des Sports de la mairie de Cilaos, Fernand Payet et
la Maison de la montagne, Roger Fagonde, Avalasse et tous leurs partenaires ont réussi leur pari avec succès. Bravo à toute l’organisation et aussi au médecin
appelé au tout dernier moment.
JR - article du JIR : lundi 13/05/2002
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Avant
Course 2002 La doyenne fête ses 14 printemps |
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En 1988, Jean Jacques Mollaret lançait le cross du Piton des Neiges et faisait découvrir aux Réunionnais les joies de la course de montagne. Aujourd'hui, une quinzaine
de courses du même type figurent au calendrier de la ligue réunionnaise d'athlétisme (voir calendrier complet 2002).
Avec parmi elles, ce fameux cross du Piton des Neiges dont la quatorzième édition se prépare en coulisses.
Jean Jacques Mollaret n'est plus là pour la gérer ...
article du Quotidien : 03/05/2002
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Le Piton des Neiges attend les concurrents
Ils seront 300 mordus de montagne à s’élancer
demain à l’assaut du Piton des Neiges, à l’occasion de la treizième édition du
cross le plus réputé de l’île. Avec une météo qu’on annonce clémente, et un
dispositif d’encadrement rodé au fil des éditions, les meilleurs coureurs
pourraient bénéficier de conditions idéales pour améliorer le record de
l’épreuve, détenu par Benoît Grondin en 1h45’. Pour le commun des mortels,
amateur de balades dans les hauts ou touristes en quête d’images fortes, le
Piton des Neiges est une montagne incontournable. Immanquablement, le plus haut
sommet de l’île fait lever les yeux au ciel, soulève les soupirs et coupe le
souffle, que l’on soit estomaqué par sa beauté majestueuse ou par ses pentes
abruptes... C’est sans doute la magie du lieu, et l’envie de repousser ses
propres limites, qui amènent chaque année autant de coureurs à s’élancer à
l’assaut du Piton des Neiges. On en attend 300, demain, dès les premières lueurs
de l’aube, et pas mal d’entre eux ne pourront rallier l’arrivée. Mais ils auront
essayé. Il faut en effet garder en mémoire que le parcours sinueux s’étire sur
plus de 13 km, avec un dénivelé positif de 1900 m, sept ou huit échelles à
gravir et un final à vous tétaniser les mollets. Pour Benoît Grondin, le
recordman de la course, il semble que ces quelques obstacles ne soient pas un
problème : 1h45’ pour atteindre le toit de la Réunion, cela laisse rêveur,
surtout que le Possessionnais s’est imposé lors des trois dernières éditions.
“Avec ces trois succès, Benoît est le premier à s’adjuger le trophée Iréné
Accot”, souligne Fernand Payet, le directeur adjoint de la Maison de la montagne
de Cilaos, organisme qui soutient le club Avalasse dans cette organisation
difficile. Du coup, le trophée est remis en jeu cette année, mais le
métropolitain Thierry Icare (déjà double vainqueur) ne pourra pas postuler, pour
cause de voyage de noces. L’absence d’Icare, c’est un sérieux concurrent en
moins pour la victoire, mais la rumeur prétend que le Pyrénéen Philippe Gache
(dont c’est la première participation) pourrait le remplacer au pied levé dans
le peloton de tête.
Saint-Prudence
Et si le parcours demeure inchangé par
rapport à l’an dernier, une modification importante en terme de sécurité a été
apportée par les organisateurs : un point d’eau supplémentaire est prévu entre
le gîte et le sommet, afin de permettre aux coureurs de bien s’hydrater dans la
portion la plus ardue du cross. “Les participants ont toujours tendance à
minimiser les risques, ce qui est loin d’être notre cas”, rappelle Fernand
Payet, avant d’ajouter : “Il y a le côté mythique et grandiose de la course,
mais il y a aussi son aspect dangereux. Il faut à tout prix que nos consignes
soient respectées, même si les coureurs sont avertis, entraînés et partent en
connaissance de la topographie”. Bref, si le risque zéro n’existe pas, les
bénévoles du club Avalasse et les hommes de la Croix-Rouge souhaitent, autant
que faire ce peut, éviter tout accident. “Le 6 mai, c’est la Saint-Prudence,
cela me paraît être un bon conseil à respecter”, insiste en souriant Fernand
Payet. Et puisque la météo semble agréable, avec un beau et chaud soleil cette
semaine sur le cirque, les conditions semblent réunies pour offrir un beau
spectacle au nombreux public qui ne va pas manquer d’envahir les rues du
charmant petit village de Cilaos.
Th. Lauret - 05/05/2002 |
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