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Les bulletins d’inscriptions sont à retirer au Syndicat d’initiative de Saint-Pierre, à la maison de la montagne de Saint-Denis et à celle de Cilaos. Un numéro de téléphone/télécopieur est aussi disponible, le 0262 26 31 31.

HÉBERGEMENT

L’Auberge du Hameau à Cilaos (0262 31 70 94), qui fera office de PC course, propose un forfait comprenant le repas du vendredi soir et la nuit pour 115 F. A signaler par ailleurs que le petit-déjeuner sera offert à tous les coureurs le samedi matin à l’Auberge, située derrière l’église de Cilaos, tandis que la possibilité est offerte de se faire masser et de se doucher à l’issue de la course.

RAVITAILLEMENTS

Les points de ravitaillements en course sont situés dans l’ordre sur la route de l’Ilet-à-Cordes, à Marla, au col des Bœufs, Grand-Sable, Ilet-à-Vidot, Caverne Dufour, Le Bloc et l’arrivée à Cilaos.

Retrait des Dossards
Il s’effectuera samedi toute la journée à la Maison de la Montagne de Cilaos ou le matin de la course


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7e édition de la CI.MA.SA.Run : dimanche 02 Septembre 2001

cliquez ici pour voir le classement 2001

Benoît Grondin impressionnant

La CI.MA.SA. Run s'est trouvée un nouveau champion, le Mafatais Benoît Grondin, qui s’est adjugé hier la victoire en pulvérisant de plus de six mn l’ancien record détenu par le Cafri-Plainois Patrick Maffre. L’aîné des frères Grondin a en effet avalé les 51 km du parcours entre Cilaos, Mafate et Salazie en 5h36’55’’, et devance sur la ligne d’arrivée Richeville Esparon et Yvon Libelle. Le régional de l’étape, le Cilaosien Janny Grondin, pointe, pour sa part, à la quatrième place.

La course de montagne est décidément, définitivement, une discipline qui force le respect. Hier, les 367 concurrents qui se sont élancés à 6h00 du village de Cilaos ne pouvaient ignorer les quelques morceaux de choix que les organisateurs de Rando Run avaient glissé dans le menu copieux de cette septième édition de la CI.MA.SA. Run. Et pourtant, ils n’ont pas renoncé à prendre le départ. Col du Taïbit, Col des Bœufs, Cap Anglais ou Caverne Dufourg : des noms qui font frémir les randonneurs du dimanche, tout comme les coureurs de montagne d’ailleurs, sauf que ces derniers prennent un malin plaisir à dévaler les descentes et avaler les montées à la vitesse d’un cabri affamé.
En fait, dans l’absolu, un athlète qui s’attaque aux 51 km de la CI.MA.SA. Run doit impérativement gérer sa course, bien s’alimenter et récupérer quelques forces dans les portions «faciles» du tracé. Ca n’est pourtant pas la tactique qu’a adopté le Cilaosien Janny Grondin, qui a choisi de partir en trombe avec l’espoir de creuser un écart suffisant ses poursuivants. Le coup de poker a failli payer, puisque Janny Grondin pointait encore en tête dans l’ascension du Col des Bœufs, avant d’être fortement ralenti par un mal au ventre soudain. «Je visais une place dans les cinq premiers, alors je suis parti comme pour un cross, puis j’ai maintenu un rythme élevé : j’ai tenté le tout pour le tout…», expliquera-t-il après la course. Le Cilaosien, qui échoue au pied du podium, à la quatrième place, a toutefois déjà connu le bonheur de la victoire au cours de l’édition 1996 de la CI.MA.SA. Run.

GRONDIN et ESPARON font la course en tête

Yvon Libelle, lui, a fait un tout autre choix de course : parti tranquillement, Libelle a accéléré le pas au fur et à mesure que les kilomètres passaient, sentant sans doute son corps répondre favorablement aux sollicitations du tracé.«J’ai démarré comme à l’entraînement, petit à petit les sensations sont revenues et j’ai progressé au classement», raconte celui-ci. C’est ainsi que le coureur au dossard 259 apparaît brusquement dans le trio de tête alors que s’annonce la plus grosse difficulté de la course, le Piton-des-Neiges.
Un coup de maître qui lui assure la troisième place à l’arrivée, située devant la Maison de la montagne de Cilaos. Il est alors 11h57, et le coureur de Saint-François Richeville Esparon a déjà franchi cette même ligne depuis plus de dix minutes. Esparon, troisième l’an passé, a calqué sa course sur celle de Benoît Grondin. Les deux hommes ont du reste franchi quasiment côte à côte les principales difficultés du parcours. «J’ai couru avec Benoît Grondin durant une grande partie de la course, avant qu’il ne me lâche dans la montée vers le gîte. Je suis en pleine préparation pour le Grand Raid, et il n’était pas question que je me lessive pour le suivre…»
Richeville Esparon deuxième, on l’aura compris c’est le Mafatais Benoît Grondin qui s’adjuge la victoire, après celle obtenue il y a peu lors de la Course des Trois Pitons, sans oublier la seconde position au Cross du Piton-des-Neiges. Modeste, Benoît Grondin affirme qu’il n’est pas venu chercher la perf’, mais que son «objectif était simplement de finir dans les 50 premiers». Contrat rempli !
«Ce n’est qu’en descendant le Bloc que j’ai vraiment réalisé que la victoire était possible. J’ai même eu un début de coup de barre au Col des Bœufs, j’ai craint la défaillance mais j’ai réussi à gérer», précise Benoît Grondin, frais comme une truite de Salazie malgré les 51 km de course abattus en 5h36’55, nouveau record de l’épreuve. Ses jeunes frangins Jean-Pierre et Gildo n’étaient pas présents hier («la distance ne leur convient pas», précise Benoît), mais le vainqueur 2001 de la CI.MA.SA. Run avait un supporter inconditionnel à Cilaos, Yvon Libelle lui-même. «Benoît, c’est mon cousin et aussi mon poulain. C’est moi qui l’ait lancé dans la course, et je le trouve très impressionnant». Pas de doute, c’est bien le qualificatif qui colle le mieux au Mafatais volant.
Les réactions

Benoît Grondin (1er) :
«En partant ce matin, j’étais un peu craintif parce que je n’ai pas du tout travaillé l’endurance ces derniers temps. Je bosse sur des distances de 16 kilomètres maximum. Je suis vraiment heureux d’avoir gagné»

Janny Grondin (4e) :
«Je suis sur la liste d’attente pour participer au Grand Raid, et je saurai cette semaine si je suis admis à y participer. J’ai fait 4e en 1996, j’espère avoir une chance de faire mieux cette année. Pour en revenir à la course d’aujourd’hui, j’ai basé mon entraînement uniquement sur la pratique du vélo…»

*Benoît Laval (8e) :
«Je savais que j’étais un peu juste physiquement après les efforts consentis lors de mes récentes courses en métropole, notamment au Défi de l'Oisan, une épreuve par étapes sur 200 km. J’aurai du m’abstenir de faire la CI.MA.SA. Run, mais le plaisir de courir à la Réunion, dans ce cadre magnifique, ne se refuse pas. Mon objectif reste le Grand Raid, j’ai d’ailleurs revu des sentiers familiers, et d’autres que je ne connaissais pas. Le Grand Raid, c’est dans un mois et demi, alors aujourd’hui il ne fallait surtout pas trop tirer dessus».

Th.Lauret - article du JIR :lundi 03/09/2001

Avant Course 2001
Même si la CimasaRun est une compétition à part entière, avec ses joies, ses peines, ses difficultés et ses moments de bonheur, l’épreuve est devenue, depuis quelques années, une occasion pour les participants au Grand Raid de faire le point sur leur forme, deux mois à peine avant la grande traversée.

Avec les trois cirques au programme (Cilaos, Mafate, Salazie) et ses 6 600 mètres de dénivelé (positif et négatif), la CimasaRun est certainement l’une des plus difficiles au monde. Si son parcours en boucle (départ et arrivée au même endroit) est une particularité peu courante, les difficultés empruntées par les concurrents pourraient en rebuter plus d’un. Courir sur quelques-uns des sentiers les plus escarpés de la Réunion (ceux du Taïbit, du col des Boeufs, du Cap Anglais et du Piton des Neiges) à grande vitesse (pour les meilleurs !) représente en effet un effort important durant la cinquantaine de kilomètres au menu de l’épreuve.
Cléo Libelle, Charles Fontaine ou Eddy Myrtal (qui ont fait du Grand Raid leur objectif et qui seront dimanche matin au départ de Cilaos) seront rejoints par un invité inattendu : le Stéphanois Benoît Laval, quatrième du dernier Grand Raid. Lui qui va découvrir cette CimasaRun ne se rendra pas compte du changement du parcours. Jean-Marie Daval, l’organisateur, a en effet concocté une petite surprise aux participants. «Ce parcours est magnifique mais il y cette fois un petit changement. La boucle s’effectue désormais dans l’autre sens». Ainsi, les athlètes s’élanceront de Cilaos (dimanche à 6 heures précises) en direction de l’Ilet-à-Cordes, avant de bifurquer pour «escalader» le col du Taïbit (2082 m) puis de s’attaquer à la descente sur Marla (1620 m).

Record à battre : 5H43’ établi par Patrick Maffre en 2000

Ensuite, direction la Plaine-des-Tamarins puis le col des Bœufs (1 942 m), descente vers Grand Sable (1 030 m) et bifurcation sur le Piton d’Enchaing (740 m), le point le plus bas de la course. Un peu plus tard, le passage à l’Ilet-à-Vidot sera l’occasion de profiter du ravitaillement «plus», soit un repas chaud, histoire de se caler l’estomac avant d’affronter l’ascension du Cap Anglais (2 180 m). Parvenus au gîte du Piton des Neiges (2 490 m, point le plus haut de la course), les athlètes entameront la longue chute vers le Bloc (1 375 m), puis fileront vers Cilaos pour franchir la ligne d’arrivée. «C’est une épreuve difficile, réservée à ceux qui font moins de quarante heures au Grand Raid», souligne Jean-Marie Daval.
S’appuyant sur l’expérience des années précédentes on peut noter qu’en général, la différence se fait dans la montée du cap Anglais. Il est donc important de bien gérer sa course, et d’en garder sous la chaussure pour être bien dans les derniers kilomètres. L’an dernier, c’est le Cafriplainois Patrick Maffre qui s’était adjugé la victoire, sa troisième dans cette course.
Il avait couru en 5h 43’, record à battre. Mais il n’est pas certain que ceux qui auront des ambitions avouées au mois d’octobre (le départ du Grand raid aura lieu le 19 octobre) chercheront à griller leurs cartouches si loin de la cible.

article du JIR : lundi 03/09/2001

 La Ci.Ma.Sa Run est une course de montagne un peu à part sur le circuit local. En premier lieu parce que son parcours est une boucle, avec une même ligne pour le départ et l’arrivée, celle-ci étant tracée devant la Maison de la montagne de Cilaos. Autre singularité, l’épreuve traverse les trois cirques de l’île en empruntant des sentiers de randonnées connus des marcheurs pour leur difficulté : ceux qui mènent au col du Taïbit (Cilaos), la première grosse sensation de la course, au col des Bœufs (Mafate) ou au Cap Anglais (Salazie), prologue de la terrible ascension du Piton des Neiges. Au total, 51 kilomètres de montées asphyxiantes et de descentes vertigineuses, avec vue imprenable sur la beauté époustouflante des hauts de la Réunion. Reste qu’avec un dénivelé positif et négatif cumulé de 6 600 mètres, on a pas forcément la tête à admirer le paysage, et les coureurs auront sans doute plutôt les yeux rivés à leurs chaussures pour tenter de déjouer les pièges de la montagne.
Ancien adepte de la discipline, Jean-Marie Daval s’est reconvertit dans l’organisation avec son association Rando Run, qui, outre la Ci. Ma. Sa Run, propose aux amateurs de sports extrêmes le Mada Run ou le Bourbon Raid Aventure, des compétitions sportives par équipes où l’on tâte aussi bien du VTT que de la pirogue. «En tant que coureur de montagne, j’ai eu l’occasion il y a quelques années de participer au Marathon des trois cirques, une épreuve aujourd’hui disparue», explique Jean-Marie Daval. «J’ai voulu faire revivre ce parcours, que je trouve magnifique, avec une différence toutefois : désormais la boucle s’effectue dans l’autre sens». Ainsi, les athlètes s’élanceront du villages de Cilaos (1 200 mètres) le dimanche 2 septembre à 6h00 tapantes en direction de l’Ilet-à-Cordes, avant de bifurquer pour «escalader» le col du Taïbit (2 082 m) puis de cavaler, pour les plus intrépides, dans la descente sur Marla (1 620 m).

BIEN GÉRER SA COURSE

Ensuite, direction la Plaine des Tamarins puis le col des Bœufs (1 942 m), descente vers Grand Sable (1 030 m) et bifurcation sur le Piton d’Enchaing (740 m), le point le plus bas de la course. Un peu plus tard, le passage à l’Ilet-à-Vidot (33e km de la course) sera l’occasion de profiter du ravitaillement (repas chaud), histoire de se caler l’estomac avant d’affronter l’ascension du Cap Anglais (2 180 m). A noter que tout coureur arrivant à l’Ilet-à-Vidot après 14h00 sera éliminé de la course, pour des raisons de sécurité évidentes. Parvenus au gîte du Piton des Neiges (2 490 m, point le plus haut de la course), les athlètes entameront la longue chute vers le Bloc (1 375 m), puis fileront vers Cilaos pour franchir la ligne d’arrivée.
«C’est une épreuve difficile, réservée à ceux qui font moins de quarante heures au Grand Raid», souligne Jean-Marie Daval. S’appuyant sur l’expérience des années précédentes, le patron de Rando Run relève «qu’en général, la différence se fait dans la montée du cap Anglais. Il est donc important de bien gérer sa course, et d’en garder sous la chaussure pour être bien dans les derniers kilomètres». Les organisateurs attendent toujours la confirmation de la participation des têtes d’affiches locales, comme les frères Grondin, mais ne s’inquiètent pas outre mesure : la Trans Ci. Ma. Sa Run est l’ultime étape de préparation pour ceux qui souhaitent s’aventurer sur le Grand Raid. La présence du métropolitain Benoît Laval, quatrième du Grand Raid l’année passée, est en revanche assurée.

Th. Lauret - article du JIR : 21/08/2001

REPÈRES

• RECORD DE PARTICIPATION BATTU
Hier, au petit matin, à Cilaos, il y avait pas moins de 367 partants (sur 398 inscrits), dont 37 femmes, pour cette septième édition de la Ci.Ma.Sa. Run. Un chiffre record que n’a pas manqué de souligner Jean-François Daval, le patron de Rando Run.

• PAS DE GRAND RAID POUR BENOÎT GRONDIN
Le Mafatais volant Benoît Grondin, impressionnant vainqueur de la Ci.Ma.Sa. Run, affirme ne pas se sentir en mesure de s’aligner au prochain Grand Raid. Vu son aisance sur les 51 kilomètres de la course d’hier, on serait pourtant tenté de ne pas le croire… «La distance est trop longue, je ne suis pas préparé à ça. Mais je compte bien participer à mon premier Grand Raid l’an prochain». Petite précision tout de même, dans le langage de ce grand champion, participer signifie en fait gagner.

• BENOÎT LAVAL ON LINE
Le métropolitain Benoît Laval, huitième sur la ligne d’arrivée hier, est aussi un homme d’affaires qui a fait de sa passion, la course de montagne, son activité professionnelle.
Créateur de la marque RaidLight, il conçoit et réalise des équipements adaptés à la pratique de la randonnée sportive. En attendant de voir ses produits à la Réunion, on peut jeter un œil sur son site Internet raidlight.com , et même passer des commandes en ligne.

   

Classement CI.MA.SA.Run 2001
1. Benoît Grondin : les 51 km 5h 36’58 (nouveau record)
2. Esparon Richeville : 5h 45’23
3. Libelle Yvon : 5h 57’25
4. Grondin Janny : 6h 01’44
5. Montegu Cyril : 6h 03’20
6. Turpin Alex : 6h 05’
7. Gallissiaz Théodule : 6h 07’
8. Laval Benoît : 6h 21’
9. Libelle Cléo : 6h 25’
10. Elisabeth Patrick : 6h 28’ - 11. Gallissiaz Louis Carole : 6h 33’ - 12. Huet Armel (CAMJ) : 6h35’ - 13. Rivière Jean-Pierre : 6h 43’ - 14. Figuin Luciano : 6h 46’ - 15. Hébert Jimmy : 6h 48’ - 16. Hoareau Jean-Pierre : 6h 50’ - 17. Ilamoucha Jean Bernard : 6h 51’ - 18. Damour Jean-François : 6h 51’ - 19. Lauret Jules Marc : 6h 51’
20. Abadie Loïc : 6h 54’32

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